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Musique du mois : Ouverture de Hicham Chahidi

Catégorie mémoireMémoire du passé

2020.... Plongeons dans le passé ... En octobre 1962, un petit garçon de cinq ans écoutait à la radio dans la cuisine, des informations qui avaient l'air d'émouvoir les grands : ils parlaient de guerre, de cuba, de Kennedy. de quoi faire quelques cauchemars... La cuisine avait des meubles jaunes; Pas de réfrigérateur mais un meuble en bois aux parois épaisses pour conserver les aliments. Photographie
Les plats cuisinés n’existaient pas et les seules denrées qui y étaient stockées, étaient la charcuterie, la viande, le lait, le beurre des yaourts natures et de la confiture de fraise. Les feux et le four fonctionnaient avec du charbon qui se trouvait en tas dans la cave et qu'il fallait remonter dans un seau spécifique.
Tous les ans un homme sale et noir de suie amenait quelques sacs de charbon à l'automne. Il avait un verre de vin en repartant.

Maman sortait tous les jours pour aller chercher le pain, le lait dans un pot à lait et la viande à l'ECO sur la place. Tous les vendredi après-midi, elle allait à la ville faire des courses à Prisunic et aux Grandes Galeries. Elle écrivait dans de petits carnets le prix des achats pour pouvoir comparer et comptabiliser à la fin du mois les achats effectués.

La radio était en bois et bakélite . Elle recevait les grandes ondes et les petites ondes certains jours. c'était la seule source d'information avec le journal et les bavardages du travail ou avec les voisins. Les livres étaient importants car source de savoir. Ils étaient bien moins nombreux qu'aujourd'hui et parmi eux le dictionnaire Larousse et les livres de recette de cuisine avaient une grande place.

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En ce temps là, la maison avait une cuisine, une salle de séjour (sans la terrasse fermée) qui était inaccessible aux enfants (sauf dans les grandes occasions), 3 chambres pour respectivement les parents, les filles et les garçons, une salle d’eau, deux couloirs et un garage. La chambre des filles étaient interdites aux garçons. La maison était entouré d’un jardin clos de murs qu’il était interdit de franchir .sur l’arrière un grand champ servait principalement de pâture aux vaches. Parfois accompagné du Papa, les deux enfants sautaient le mur pour aller se promener au fond du champ ou dans les marais adjacents ou le bois des elfes et korrigans. Nous ramenions alors du cresson ou des châtaignes suivant la saison.

En ce temps là, il y avait un téléphone dans le quartier chez quelqu'un qui était aisé. Le Papa avait une quatre-chevaux avec laquelle il allait au travail 6 jours sur 7. Il commençait à 7h30 ou 8h30 suivant la saison, rentrait à la maison à midi et quart pour déjeuner jusqu'à 1h30 avant de rentrer à 7h00 du soir pour diner.

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C'était sans doute la premère année d'école du petit garçon : il allait à la sablière, une école privée tenue par des soeurs avec leurs vêtements gris et blancs. Le sol de la cour était en terre avec un coin de sable. C'est la première fois que le petit garcon a découvert un film et un dessin animé en noir et blanc projeté dans une salle où se réunissaient tous les enfants sur des bancs de bois. Dans chaque table, il y avait des pots à encres mais ceux ci étaient réservés au grand jour pour tenter d'apprendre à tracer des bâtons avec des plumes 'sergent major' sans les casser et sans faire des tâches sur le sarreau obligatoire.

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La Télévision des années 60 : Elle est apparue vers 1964-1965 ? sous la forme d'un boitier reposant sur une petite desserte avec bien un tube cathodique, une image en noir et blanc, et , une seule chaine. Photographie Quelle découverte : Bonne nuit les petits / les speakerines / Ivanhoé / Bayard / Thierry la fronde / Zorro / Jean Nohain/ La piste aux étoiles ... de quoi peupler l'imaginaire . Mais au début après bonne nuit les petits, il fallait aller au lit alors que les parents regardaient la télévision/ Il était possible de la regarder le jeudi après midi (journée sans école en ces temps anciens) avec des programmes pour enfants ... des années 60.
Bonne nuit les petits est le premier souvenir qui a vite constitué le rituel précédant le coucher : Nounours, Nicolas, Pimprenelle. ils ont bientot été suivis par Margot et le manège enchantée.
deux ans, après la révolte a commencé : les deux garçons se relevaient de leur lit, ouvraient doucement la porte de la chambre du bas et glissaient leur oeil dans la cuisine pour essayer d'apercevoir l'émission regardé par les parents après les actualités (Notamment Belphégor source ce nombreux cauchemar). Jusqu'à que ceux-ci s'en rendent compte et élèventla voix pour que les bambins regagnent leur dodo. En ce temps là, il n'y avait qu'une télévision publique avec des programmes limitées en nombre. le jounal télévisée était la vraie porte ouverte sur le monde offrant au spectateur une information officielle, récente et unique. Les présentateurs sont devenus des icones sans toucher cependant des salaires comparables à ceux que l'on connait maintenant. Il y avait des horaires de début et de fin de l'émission journalière entrecoupé de la -mire- qui permettait de procéder au réglages ou au dépannage des postes. et bien sûr les enfants n'avaient qu'un droit très restreint d'accès à la télé et pratiquement toujours sous la surveillance de la Maman (qui regardait aussi).

Ivanhoé - Bayard- <Thierry la Fronde- Zorro- La piste aux étoiles - Belphégor- Bonne nuit les petits- le manège enchanté-

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Les repas :
Le petit déjeuner était obligatoire avec bouillie au chocolat -Blédine-, tout d'abord jusqu'à 5-6 ans, puis chocolat au lait Nesquik accompagné de pain beurre ou pain beurre confiture de fraise.
Les croissants et les pains au chocolat étaient inconnus. Seuls existaient des brioches rondes ou du pain doux pour les très grandes fêtes.
Il existait pour chaque semaine une liste de menus fonctions du jour de la semaine et parfois de la saison.
le mardi : purée maison avec saucisses oeuf jambon
Le vendredi : poisson (une camionnette passait dans la rue chaque vendredi matin et s'arretait devant la maison).Parfois dans la saison, nous avions des langoustines ou des coquillages. le soir : oeuf sur le plat
le samedi : cote de porc frites après la charcuterie
le dimanche : roti de veau frites ou poulet frites
A partir de septembre chaque soir : soupe pomme de terre carotte ...
Parmi les plats cultes : hachis parmentier , selles d'agneau à l'ail
et la boisson : la boisson commune était constituée d'eau sucré avec un peu de vin qui était bouillie puis refroidie. Dans certain coin ou à certain moment, l'eau pouvait ne pas étre potable. Le dimanche, on avait de la limonade
La chambre :
Avant 5 ans j'ai dormi dans la chambre des parents avec une petite lampe qui m'éclairait car Mamie voulait veiller sur le petit dernier car elle avait perdu un bébé (Robert). Ensuite j'ai rejoint la chambre "des garçons" : c'est dans la pièce ou il y avait le vitrail et un escalier. A cet époque l'escalier n'existait pas et il y avait un grand placard à la place de cet escalier.
Dans cette pièce d'environ 11m², il y avait deux lits : le lit avec le cosy et le lit à barreau et le bureau pupitre. j'avais dans le placard une étagère pour mes jouets et livres.
Mes jouets avant dix ans :
Je n'ai jamais eu de peluche mais j'ai eu une poupée en caoutchouc -Caroline- qui a perdu sa tete ... et j'avais un petit cochon en plastique souple d'environ 20 cm qui faisait pouic quand on appuyait dessus et qui faisait des bulles dans je mettais ma salive sur son "trou" sonore.
Par ailleurs j'ai eu deux ou trois voitures en métal, cinq figurines de thierry la fronde qui ont vite perdu leur membres mais qui sont restées actives dans Beaucoup de jeux, un jeu de quilles en plastique . A Noël avec un sabot en chocolat et jésus en sucre, on avait un jeu ou un jouet et une orange. Parmi ceux-ci je retiens une année, une boite de cube (faite maison-la boite est dans le salon) une panoplie de Zorro, une autre année un jeu de dames associé à un jeu de petits chevaux, une trottinette en bois. a href="images/boite de cube.jpg">cadeau Noël

A cette époque je ne connaissais pas de magasin avec des rayons de jouets sauf peut être à Noel, à Prisunic ou aux Nouvelles Galeries, les deux grands magasins de Quimper. Mais cela n'empêchait pas les yeus de briller et les rêves de tapisser les sommeils de d Décembre.
Je ne me rappelle pas dans ces premières années avoir joué avec les soeurs. Avec la différence d'âge, les zones d'intérêts étaient trop différentes. j'ai joué avec Pierre et parfois cela se terminait en bataille avec des cris, des morsures ... Cependant nos centres d'intérêt n'etait pas les mêmes et j'ai ainsi appris à jouer tout seul aux petits chevaux ou aux jeux de l'oi.
Dans le jardin, je jouais à la guerre avec une épée (une branche d'arbre) et un destrier (magique). Gare aux plantes à ma portée, elle prenait des coups de lattes. Pierre n'aimait pas ce jeu.
Dès que j'ai appris à lire la lecture de tout ce que je pouvais trouver a occuper une bonne place de mon temps. j'ai lu et relu mes lives cultes en particulier mes premiers livres de la bibliothèque rose . les livres étaient des biens précieux et il n'y en avait pas beaucoup à la maison pour les enfants.Premier livre rose

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J'allais oublié Poly : le pouce fermement ancré dans la bouche je vivai l'aventure du petit garçon et de son poney. combien de fois je me suis endormi en rêvant avoir un poney à moi. combien de fois je lui ai parlé dans le jardin où je lui avais fait un enclos imaginaire. Je ne puis le dire mais j'ai encore aujourd'hui la bande son d'une des séries dans la tête. Et, celle-ci a servi de berceuses à des petits bambins.
Musique Poly - Photographie
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et maintenant le jeu du mois :
Mais où est le RIRI ? Photographie
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Mes Grands Parents :
Je n'ai pas beaucoup de souvenirs de mes Grands Parents, car un petit enfant ne partage pas leur monde que je ressentais trop solennel.
Du coté de mon Papa , je les appelais Parrain et Mémé. Pourquoi Parrain, parce que c'était le parrain d'Anne Marie et que les petits suivent les appellations contrôlées.
Ils habitaient une maison haute avec deux étages mais étroites. Au rez de chaussée, il y avait une boutique qui avant d'être louée étaient une mercerie tenue par Mémé. C'était une Mercière. Parrain était né le siècle de Napoléon en 1894. Il s'appelait Hervé et était maçon. Originaire de la région de Quimper, il avait des frères et soeur restés au "pays" à la campagne mais sans beaucoup de lien car habitant à plus de 20 km
Parrain a été prisonnier lors de la guerre 3945 en Allemagne où il a du travailler dans des fermes, mais je ne sais pas dans quelle région.Il ne nous parlait pas beaucoup et j'étais impressionné par sa moustache et son béret. tous les jours il me semble qu'il faisait un tour à Quimper parfois jusqu'à la maison où Maman, lui offrait un verre de vin dans le garage car il ne voulait pas salir. il faisait son jardin à l'abri de mur et je me rappelle d'un beau jardin potager avec la plupart des légumes de base et des fruits. Tous les jours, il partait se promener dans la ville en s'arrêtant à chaque café pour prendre don verre de vin. il était assez maigre avec une cigarette rouleé à la main au coin de la bouche et sa casquette vissée sur son crâne.
Mémé n'était pas très loquace, non plus. Elle avait beaucoup de rhumatisme et ne déplaçait pas sans sa canne ... qui m'effrayait. Ses mains étaient un peu déformées par les rhumatismes. Malgré son air grognon, c'est elle qui avait offert le cochon rose qui m'a fait beaucoup plaisir et, qui gardait pour ses petits enfants les images et jeux qu'elle pouvait trouver avec les yaourts, l'huile et autre produit de consommation. c'était une forme de publicité à cet époque très appréciée des enfants. Mémé (née Drézen) avait au moins deux frères dont un est mort au Maroc. Ré-engagé dans l'armée après la guerre il était devenu Lieutenant et est mort en faisant traverser un oued à sa section alors qu'il était malade. le second frère plus jeune que Papa, son neveu, a fait son service après la guerre, et s'est engagé dans les parachutistes (à la manière de l'époque). il a été gravement blessé en indochine avant 40 ans et a été rapatrié. Il est resté pensionné de guerre. Il a été marié 3 fois car ses deux premières épouses ont trépassé jeunes. Il a rencontré sa troisième épouse lors du mariage d'Anne Marie, c'était une amie des parents. Ce second frère, qui s'appelait Jean Drézen" était le camarade de jeu de Papa quand il était jeune. C'est avec lui qu'il explorait la campagne quand il était petit. C'est lui qui est devenu mon parrain. Papa était fils unique et je pense qu'il y avait une relation très forte entre eux. C'était une personne souriante et avenante qui ne parlait jamais de ses blessures ou de quelque chose de négatif. Il n'avait pas été beaucoup à l'école mais il dégageait une connaissance et une curiosité qui le faisait apprécié du bambin que j'étais. Parrain et Mémé sont mort en 1970 dans le même mois. Mon Parrain est mort en 2002. Il était sous dialyse depuis quelques années.
Du coté de ma Maman (née Doaré), je les appelais Pépé et Nénène. Il habitait une petite maison à Quimper, celle ou habite Pierre, maintenant avec un petit jardin. C'était la fierté de mes grands parents car très pauvres, ils avaient travaillé toute leur vie pour pouvoir l'acheter.
Les pièces étaient petites et la cuisine à feux de bois, assez sombre avec une porte basse (1,60m) donnant sur le jardin. dans ce jardin bien cultivé, ils y avaient une ou deux poules qui courraient après les bambins. effrayant !
Nénéne savait faire des crêpes sur sa billig et elle régalait la famille régulièrement . (crêpe au beurre ou à la confiture, le jambon et le fromage n'étaient pas encore rentrés dans les moeurs). Toujours habillée de noir, elle avait porté la coiffe de Fouesnant d'où elle était originaire. Elle avait travaillé comme "bonne" quand elle était jeune et elle voulait que ses deux filles aillent à l'école jusqu'au certificat d'étude (16ans).
Pépé et Nénène sont nés respectivement en 1887, 1888 et Pépé a fait la guerre de 1914-1918 ou il a reçu une balle dans le pied. Cela l'a amené des année plus tard (1965 ?) à être amputée car la gangrène s'y était installée. Ils ont tous les deux été accueillis dans une maison de retraite tenue par lue bonnes soeurs, où Nénéne est décédés. Pépé est resté en vie quelques années et, nous allions le voir tous les dimanches, ma Maman et moi, en lui apportant un quart de vin en cachette. Il me mettait son carré de chocolat de coté ...
Ah, j'oubliai : Pépé travaillait dans une fabrique de beurre et pendant la guerre 39-45, la famille n'a pas manqué de lait et de beurre grâce à cela.
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Des Photos :
Voici deux photos de mon Papa et de ma Maman datant du 27 juillet 1949 avec les deux soeurs agées de 4/5 ans et un mois. la photo a été prise, je pense dans le jardin de leur location .
Les parents ont 28 ans. Papy travaillait chez un marchand de vin et Mamie aux usines de conserve Chancerelle dans les bureaux. 1947 1947
Voici une photo de 1950 ou sont réunis les 4 grands parents avec Mamie, sa soeur, et leurs rejetons. les deux hommes doivent être l'épouxde la soeur de Mamie et mon parrain. Papy prend la photo.
1950
de gauche à droite : Noël (époux de la soeur de Mamie), Parrain, Pépé, Nénène qui porte das ses bras Anne Marie, Mano la fille de la soeur de Mamie, Mémé, la soeur de Mamie, Mamie, Jean Drézen, frèré de Mémé qui est devenu mon parrain 7 ans plus tard.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ La 11ème (CE1) :
Quelques souvenirs subistent de l'année de mes 6 ans : l'année d'arrivée dans la grande école ou je devais commencer à apprendre à lire . L'école s'appelait Saint Joseph : elle ne ressemmblait pas à ce qu'elle est aujourd'hui car dans la classe il y avait un Poêle, de grandes cartes murales ( une carte de france, une carte d'histoire, une carte de français, une carte de science naturelle) et des bureaux telle celui qu'Alain a dans sa chambre.
La tenue de travail comportait une blouse, une culotte courte jusqu'à la toussaint ou le pantalon venait la remplacer jusqu'au mois d'avril. la semaine scolaire comportait 5 jours de travail : le jeudi était le jour de repos . la journée commençait à 8h30 jusqu'à midi, puis reprenait à 13h30 pour finir à 17h00. au début les parents s'arrangeaient pour nous amener et nous récupérer en voiture. mais très vite nous avons eu une carte de car nous permettant d'assurer les déplacement quotidiens. le soir, le car passant à 17h15, nous jouions avec des copains sur la place de la tour d'Auvergne ou se trouvaient d'immenses platanes. A proximité se troivait une petite boutique de bonbon ou pour 5 cts (de Francs) on pouvait avoir un carambar, pour 10 cts un malabar ou une reine pétillante. Nous n'avions pas souvent d'argents sauf apès les étrennes avec les amis des parents ou les grands parents qui nous donnait une piécette . si la Maman s'en rendait compte, elle pouvait être mise dans la tirelire personnelle soigneusement ramassée dans l'armoire de la Maman.
Dans la classe nous étions une trentaine qui arrivions le matin avec notre cartable. A 8h30 nous étions en rang devant la porte attendant que la cloche sonne pour entrer dans la classe. Nous avions tous notre portemanteau au mur pour y suspendre notre manteau avant de commencer la séance par une prière ou des bonnes paroles. la date état mise au tableau et suivant un programme très régulier, il y avait ecriture, apprentissage de la lecture , calcul...

A suivre ...